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Whispering Corridors 4 : Whispers

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 2.5/5

vos avis

12 critiques: 3.46/5

visiteurnote
lesamouraifou 3.5
koalaurent 2.25
Bastian Meiresonne 3.75
Skyhigh 5
antigone 4
Izzy 4
Pikul 3.5
Epikt 3.25
cityhunter 3
Dominique DURAND 5
JUKA 1.5
Black_pantha 2.75


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

surprenant

Franchement je suis pas du genre horreur mais là, exception. Franchement bien ce film. Pendant un moment je voyais pas vraiment où se situait l'horreur mais tous s'éclaircit au bout d'un certain temps (et là ça fait mal). Sinon, la bande son est vraiment bien. Mais quelle tristesse quand même; quelle tristesse. C'est vraiment pas le genre de film où on voit des morts partout et puis basta, y a vraiment quelque chose et ça le rend bien. Je le redis au cas où, j'aime pas les films d'horreur!!!!

12 septembre 2007
par lesamouraifou


Qui a dit qu'une partition de musique ne pouvait pas tuer ?

Certes dans l'esprit de la série des Whispering Corridors (à savoir de jeunes lycéennes lesbiennes qui sont poursuivies par des fantômes dans le Lycée), j'ai du mal à accrocher cette fois-ci. Ce 4ème opus est plutôt moyen dans l'ensemble : l'intrigue est noyée par la longueur du film, les passages effrayants ne sont pas au RDV et le réalisateur joue un peu trop souvent avec les effets spéciaux à mon goût. Reste l'esthétisme et une bonne bande son, c'est à peu près tout.

25 février 2007
par koalaurent


Au fil du son

Cette quatrième entrée dans la série des "Yeogo gwedam" fait entier honneur à la série en perpétuant brillamment le particulier style des précédents. Difficile de renouveler passablement l genre en ses temps de surenchère d'un même thème fait et re-fait, mais Choi Equan (également au scénario) remporte largement le pari en insufflant une toute nouvelle direction. Effectivement, le film n'est pas censé faire peur, mais est le plus bel exemple du néo-gothisme possible. Le film déborde d'une sensibilité et d'une fascination toute particulière envers la mort se posant bien au-delà d'un quelconque artifice pour faire sursauter son spectateur. D'une tristesse infinie, le drame devient véritablement touchant et quelle meilleure horreur que de réussir à se jouer des sentiments de son spectateur. Seules quelques longueurs et raccourcis scénaristiques un brin trop faciles entachent la réussite majeure d'une très belle oeuvre...Une carrière à suivre de très près et qui donne foi aux éventuelles futures entrées d'une bien belle série.

28 avril 2006
par Bastian Meiresonne


Voice m'a laissé sans voix !

Une oeuvre humaine et belle, inassimilable à tout ce que nous avons pu voir en matière de film de fantômes asiatiques. En effet, je n'attendais pas grand chose de cet énième ghost-movie de l'été (en Corée 4 films de fantôme sortent au même moment durant les vaccances). Je supposais même que la série des Yeogo Goedam allait s'auto-cannibaliser et que ce film serait sans doute le pire des quatre. Qu'il allait suivre les traces du précédent, Wishing Stairs, à la beauté perdue, mutilé de plus d'une demie heure, taché de stigmates Ringesques et sombrer dans l'horreur bas-de-gamme au bout d'une demie-heure.

Mais voila! Hosanna! Voice ne cherche jamais à faire frissonner mémère et pépère a grand renfort de cheveux devant les yeux et soundeffects crispants. Oui. Disons le de suite. Voice ne fait pas peur! Ce n'est pas un film d'horreur, il échappe a toutes les classifications.

Ne fait pas peur... et pourtant... paradoxalement... l'écho silencieux de ses personnages sans voix résonne encore dans ma tête et me donne des frissons. La dernière sequence, éclat lyrique et morbide, qui défile durant le générique, est à ce sujet la pierre angulaire de l'oeuvre. Elle marque la rupture avec le cinéma mainstream du vide où le film est un film et jamais rien de plus. Telle une flame fragile, ce plan séquence de cette fille immobile,  emprisonnée et sans voix dont les levres muettes cherchent a transmettre quelque chose au spectateur nous bloque sur nos sièges et l'on ne se lève plus 5 secondes avant la fin pour essuyer le popcorn que l'on à collé sur le tee-shirt. Comme d'autres films * de cette Corée fractionnée, évoluant trop vite, qui grimpe de plus en plus haut pour pouvoir mieux s'écraser ensuite, la véritable force de Voice émerge d'un au-dela métaphysique... un au-dela de l'histoire... un au-dela des images... comme une voix qui en nous même nous questionne sur le sens de la vie et sur la dualité de nos sentiments humains! Le fantôme n'est plus une silouhette lugubre se mouvant sur l'écran, le fantôme est le spectateur... captifs nous aussi de notre solitude, incapable de communiquer, à la recherche perpétuelle de ce que nous avons en nous même.
Forte comme un logia d'évangile gnostique, la dernière sentence qu'entendra l'héroïne fantome: que veux tu vraiment? tu veux vivre! résume d'ailleurs brillament le film. Elle est le joyau éclatant dont les rayons infinis transforment le coeur de pierre en coeur de chair!

Hautement féminin dans sa sensibilité, d'une poésie à en mourir, superbement bien joué, craqué d'effets visuels inventifs (les meurtres semblent d'ailleurs inspirés de Suspiria de Dario Argento), magnifiquement photographié dans des tons sépias d'une beauté sinistre, enveloppé par une musique mi-lyrique mi-ambient étrange et envoûtante : Voice (et non pas whispers, car 목소리 = voix , en Coréen) est plus proche de Park Ki-hyung que d'Hideo Nakata. Il est donc bien le digne fils de son père (1er film de la série, Whispering Corridors de Park Ki-hyung).
Recyclant touts les éléments des précédents épisodes (homosexualité/ encore très mal perçu là bas, jalousies, ressentiments, vengeances de filles ainsi qu'un gros rapport avec les arts) sans jamais coudoyer le grossier, Voice est une oeuvre d'art, un film atmospherique et initiatique, pas un produit de consomation!

Un chef d'oeuvre qui, pour citer une phrase du film, restera enterré dans mon coeur comme un livre de poèmes.


(* Acacia, The Uninvited voir Rpoint)



21 décembre 2005
par Skyhigh


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